TSO3: nouvelle phase de tests sur les prions au Conseil national de recherches du Canada

27 avril 2004

Québec, le 27 avril 2004 – TSO3 inc. (« TSO3 ») entreprend une troisième phase de tests en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada (CNRC) de Winnipeg, dans le cadre du programme de recherche sur les prions de la Société, la protéine infectieuse qui cause la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la version humaine de la maladie de la vache folle. Cette troisième phase de tests a pour but de confirmer la capacité du stérilisateur à l’ozone 125L de TSO3 à inactiver les souches de prions. Les essais sont réalisés sur des souris transgéniques provenant du laboratoire du Dr. Stanley Prusiner (prix Nobel en 1997 pour ses recherches sur les prions).  Cette espèce de souris transgénique est connue comme l’animal le plus sensible aux prions.  Le protocole utilisé compare la stérilisation à l’ozone à la stérilisation habituelle à la vapeur, ainsi qu’à un cycle de vapeur beaucoup plus chaude qui est considéré comme la seule option disponible pouvant réduire une partie du risque des prions, sans garantir toutefois la disparition totale de l’infectiosité.  

« Le meilleur scénario serait que tous les animaux inoculés à partir des plaques stérilisées à l’ozone soient encore vivants au 180e jour, sans démontrer aucun signe de la maladie, et que ceux inoculés à partir des plaques stérilisées à l’autoclave (vapeur sous pression) soient malades.  Ce résultat démontrerait que l’ozone est plus efficace que la vapeur qui est présentement recommandée pour traiter les instruments infectés par les prions, faute de solution efficace », a souligné Simon Robitaille, vice-président aux opérations et directeur de la recherche chez TSO3.

Il a été démontré que la maladie de Creutzfeldt-Jakob est transmissible d’un patient à l’autre via les instruments chirurgicaux, alors qu’aucune méthode de stérilisation couramment utilisée ne parvient à inactiver les prions infectieux qui causent la maladie.  TSO3 a entrepris un programme de recherche en 2001 afin de valider l’efficacité de son procédé de stérilisation.  La première étape consistait à valider l’efficacité de l’ozone avec une protéine de levure jumelle au prion, dont les résultats se sont avérés fort concluants.  En 2002, avec l’aide financière et technique du programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC (CNRC-PARI), une deuxième phase de tests, réalisés sur des vrais prions (in vitro) au CNRC de Winnipeg, a démontré le potentiel du stérilisateur à l’ozone 125L d’inactiver les prions après seulement un quart du cycle standard de stérilisation, alors qu’il était impossible de détecter la présence de tels prions avec les méthodes disponibles.

TSO3 a depuis réuni des intervenants de la communauté scientifique internationale provenant de l’Angleterre, de l’Europe, des États-Unis et du Canada afin d’obtenir un consensus quant au protocole à utiliser pour les phase subséquentes, ce qui permettra éventuellement à la Société de déposer des demandes auprès des autorités réglementaires de ces pays, en vue de la phase commerciale.

La Société attendait, depuis l’automne 2003, les souris transgéniques requises aux essais.  Ces souris sont particulièrement sensibles aux manipulations et les producteurs ont eu à faire face à des défis de stabilité des gènes insérés dans le génome des souris des modèles antérieurs.

La nature des tests

Les essais consistent à prendre le cerveau de souris malades et d’en faire un homogénat qui est alors étalé sur un support laissé à sécher, puis stérilisé dans le stérilisateur à l’ozone, alors que d’autres échantillons sont stérilisés à la vapeur de manière à pouvoir comparer l’efficacité de l’ozone à celle de l’autoclave.  Par la suite, les prions résiduels sont récupérés et injectés dans le cerveau des souris. 

La durée envisagée pour cette troisième phase de tests est de six mois.

La prochaine étape

Dans le cas de résultats concluants, l’étape subséquente sera d’inoculer des souris avec la souche de prions BSE (Bovine Spongiform Encephalopathy) qui cause directement la maladie de la vache folle chez les bovins et la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) chez l’humain.  TSO3 devra donc compléter les études en Angleterre à l’aide d’un modèle chirurgical utilisant des implants en matériaux analogues aux instruments médicaux, cette fois-ci, sur une période de 365 jours (un an).

En parallèle, le développement d’un « indicateur biologique de prions »  sera également entrepris à l’aide d’une protéine de levure non infectieuse appelée « SUP-35 », dont les propriétés physico-chimiques lui permettent de prendre la forme d’un prion et de réagir comme tel.  Cette protéine sera utilisée par TSO3 dans le cadre du développement de l’indicateur, un appareil de « monitoring » de l’inactivation des prions, qui prend la forme d’un petit accessoire de mesure jetable conçu pour confirmer, de façon répétée et d’une manière sûre, qu’un cycle de stérilisation et d’inactivation des prions a été accompli avec succès.

Rappelons que, le 9 septembre 2002, TSO3 annonçait la signature d’un contrat de licence avec l’Université de Montréal et Polyvalor, permettant à TSO3 d’exploiter commercialement les brevets relatifs à l’invention d’un « indicateur biologique de prions » à partir de la « SUP-35 ».

 

Le potentiel du marché

Une étude de marché réalisée pour le compte de TSO3 a indiqué que les répondants étaient très favorables à l’introduction d’une nouvelle technologie de stérilisation pour l’élimination des prions, 90 % des sujets européens et 75 % des sujets américains ayant exprimé un intérêt. Bien que la vMCJ ait surtout affecté la population européenne, les répondants américains ont tout de même manifesté un intérêt plus élevé que prévu pour un nouveau stérilisateur qui saurait éliminer les prions.

L’étude a également indiqué que les répondants seraient intéressés à obtenir un « indicateur biologique de prions ».  Environ 90 % des répondants du domaine de la santé, en Europe comme en Amérique, ont exprimé un intérêt pour un indicateur de prions et se disent prêts à payer jusqu’à 10 dollars US par indicateur.  Cet indicateur pourrait donc représenter, à lui seul, une opportunité d’affaires à maturité de l’ordre de 100 M$ américains par année pour TSO3.

À propos du CNRC

Fondé il y a plus de 80 ans, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) est le principal organisme de recherche développement du gouvernement du Canada.  Son mandat est notamment d’entreprendre, d’aider et de promouvoir des recherches scientifiques et industrielles, en particulier dans les domaines d’importance pour le Canada.

Le CNRC regroupe 19 instituts et programmes nationaux couvrant une multitude de domaines et une grande variété de services. Le CNRC a des bureaux dans toutes les provinces du Canada et joue un rôle déterminant en alimentant l’innovation au sein des collectivités.

Le Soutien technologique et industriel rassemble divers services destinés à l’industrie, notamment l’Institut canadien de l’Information scientifique et technique et le Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC (CNRC-PARI), qui met l’accent sur les besoins des petites et moyennes entreprises.

Pour plus d’information sur le CNRC, visitez le site Internet de l’organisme à l’adresse suivante : www.nrc.ca

À propos de TSO3

TSO3, compagnie fondée à Québec en 1998, compte 45 employés, dont 17 travaillent exclusivement à la recherche et au développement. La Société s’est donnée pour mission de développer et commercialiser des solutions globales et novatrices en matière de stérilisation.

TSO3 a mis au point un procédé de stérilisation novateur qui fait appel à l’ozone comme agent de stérilisation.  Le premier produit issu de cette plate-forme technologique est le stérilisateur à l’ozone 125L, destiné à la stérilisation en milieu hospitalier.  L’appareil 125L (d’une capacité de 125 litres, 4.3 pieds cubes) a été conçu pour permettre la stérilisation de la nouvelle génération d’instruments chirurgicaux et diagnostiques, composés de matériaux ne résistant pas à la chaleur, principalement de polymères.  La stérilisation à l’ozone est un procédé sûr, efficace, rapide et économique qui répond bien aux nouveaux besoins en matière de stérilisation.

Le stérilisateur à l’ozone 125L de TSO3 a été approuvé pour la commercialisation par Santé Canada en mai 2002 et le 3 septembre 2003, par la Food and Drug Administration des États-Unis.

L’équipe de R-D de la Société a également entrepris le développement d’un petit appareil appelé « point-of-use » destiné aux salles d’opération et aux cliniques privées et planifie le développement d’un appareil de format industriel destiné notamment aux manufacturiers d’instruments médicaux.

Les énoncés du présent communiqué et les énoncés verbaux faits par les représentants de TSO3 Inc. concernant des questions qui ne sont pas des faits historiques (y compris, sans s’y limiter, celles concernant le moment ou les résultats de tout financement entrepris par TSO3 Inc.) sont des énoncés de nature prospective qui comportent des risques et des incertitudes, y compris, sans s’y limiter, la conjoncture économique en général, la conjoncture sur les marchés des capitaux et la capacité de TSO3 Inc. d’obtenir un financement selon des modalités favorables.

La Bourse de Toronto n’a pas approuvé ni désapprouvé le contenu de ce communiqué et n’assume aucune responsabilité quant à l’information transmise.

- 30 -

© 2005-2008 TSO3. Tous droits réservés.